D’abord, un rappel : je ne soutiens plus/pas ce gouvernement qui a fini de pencher et de penser à droite, et dont la politique de l’offre a montré son échec, ce qui est une démonstration éclatante : pas de croissance, très peu d’emploi et des inégalités qui ont augmenté ces dernières années. Le pognon de dingue n’a pas ruisselé.
Que demandent les lycéens ? Supprimer Parcoursup ? je ne pense pas que ce soit utile : Il faut par contre rendre public et largement avant le bac, les algorithmes de tri des établissements supérieurs. Si un établissement supérieur attend une moyenne de contrôle continu supérieure à 13 dans les matières scientifiques et au bac, il doit le dire. S’il attend une option « mathématiques expertes » qu’il le dise aussi et que cela soit public. J’ai pris l’exemple des maths mais ça peut-être une autre option. Ainsi les lycéens sauront à quoi s’attendre et sur quelles matières travailler, et ceux qui bossent comme il faut, mériterons une place dans un des établissements de leur choix en sachant à quoi s’attendre. Moi je crois au mérite, on ne doit surtout pas promettre à tout le monde une place à l’université et il n’existe pas que des grandes écoles pour former des ingénieurs. Il y a des (petites) écoles moins connues, des formations courtes après le bac qui donnent des métiers. Et on l’ignore mais ces formations courtes sont semble-t-il plus sélectives. Elles en ont des critères d’admission stricts sur dossier ou concours.
Si un tirage au sort est effectué, ça doit être public aussi. Il faut faire un peu de recherches google pour trouver que dans l’ancien système APB le recours au hasard concernait surtout les licences « en tension » (principalement en STAPS, droit ou psychologie) lorsque le nombre de candidats dépassait les capacités d’accueil. En 2017, 110 à 169 licences ont eu recours au tirage au sort (représentant environ 25 % des affectations dans ces filières saturées).. ce n’était pas un système parfait, et il y avait déjà des lycéens sans place à la fin de l’été.
Il y a toujours eu de 30 à 50% d’échec en première année, d’abord du temps du Deug (en 2 an) et désormais de la Licence (en 3 ans), parfois dès Noel. Et tous ces échecs ne sont pas causés par le travail , on sait que 75% des étudiants travaillent , ce chiffre inclut les jobs d’été. Et ils sont 52% à travailler, et 31% travaillent au moins 6 mois durant l’année universitaire. L’abandon peut être causé par d’autres points : on arrive à la fac et on doit devenir autonome dans son travail, bien plus qu’au Lycée, on doit apprendre à se débrouiller plus seuls en devenant un dans un amphi de 200 ou 300 étudiants, et ce n’est qu’en TD (travaux dirigés ) qu’on va pouvoir travailler en petit groupes et demander des explications sur les cours magistraux. C’était comme ça Il y’a 40 ans et ça l’est toujours. Il peut aussi y avoir un manque de savoirs , et oui c’est constaté par des enseignants : « En L1, nous avons un public d’étudiants qui a parfois des lacunes qui remontent du collège et du lycée et c’est un enjeu de permettre à tous les étudiants en première année de réussir », rappelle Adrien Bascoulergue, doyen de la fac de droit. On lit ça dans le Parisien… des lacunes qui remontent à 4 ou 5 ans ? quelles sont-elles ? Avec de telles lacunes comment ne pas s’étonner d’un taux d’échec, tout comme si l’étudiant devait faire des km de train pour rejoindre son lieu d’étude. L’article du Parisien que je signale, est très complet : il aborde des tas de points. Et ce sujet n’est pas anodin : on finance des places en première année de fac pour rien, et ces échecs peuvent être traumatisants pour les jeunes.
On a aussi un manque de places disponibles dans des licences, elles ne sont pas assez nombreuses pour ces jeunes qui sont le résultat d’un baby boom dans les années 2000. On a chiffré cela à +5% de naissances dans ces années 2000. Et bien ça fait de facto 5% de plus de demandes de places en Fac, ou autres écoles 18 ou 19 ans plus tard. Dans un tel contexte il est idiot de supprimer des postes d’enseignants. On demande un peu de planification dans ce sujet. Et si cette population baisse , alors ça sera l’occasion de dédoubler plus de classes et de mettre en place des moyens de soutien scolaire.
Le manque de professeurs est une honte dans un pays comme la France. J’ai vu dans ma TV des lycéens expliquer qu’en terminale scientifique il manquait un prof de maths depuis des semaines, et le coefficient étant de 8 dans leur cas, ça peut provoquer des dégâts au Bac si un exercice aborde un point du programme qui n’a pas pu être étudié. Le gouvernement a trouvé d’un seul coup 3000 enseignants contractuels pour remplacer les absents, on a trouvé des exemples de profs de maths auxquels on demandait d’enseigner les lettres modernes. Est-ce pareil sur les 2999 restants ? j’aimerai bien savoir ce que ça donne au final cette histoire. On notera aussi que les processus de recrutement de professeurs manquent de candidats au CAPES. La perte d’attractivité du métier s’accompagne d’une surcharge des classes et d’une gestion parfois complexe des remplacements par les rectorats qui peuvent ne pas trouver de personnes compétentes pour assurer un cours.
Tout ce monde là a manifesté pour réclamer ce dont je parlais ci-dessus, et ces manifestations se sont parfois accompagnées de violence. J’ai vu des tas de vidéos, ces violences sont le fait d’individus en noir qui vont fabriquer des trucs à lancer avec coup de marteau sur du béton ou le revêtement de la rue. Ils sont donc venus équipés d’outillage. On lit ici ou là que ces blacks-blocs sont parfois étrangers. Ils sont principalement issus de la mouvance de l’ultra-gauche, de l’anarchisme et veulent faire la guerre à l’Etat , méprisent les élections (et les candidats) . Ils sont agiles, mobiles et évitent à coup presque sûr de se faire arrêter (changement de lieu dans le cortège, d’habillement, abandon des outils etc…). Certains manifestants « ordinaires » vont alors se joindre à leur tactique d’attaque, ce sont eux qui vont se faire arrêter par la police. Ces andouilles font que certains vont confondre un mouvement social avec cette engeance.
Les Blacks-Blocs se sont imposé régulièrement en France lors des grands mouvements sociaux récents, notamment les manifestations contre la loi Travail du temps de Hollande : ça n’est pas arrivé avec Macron et déjà des violences en tout genre avaient lieu, ils font aussi les cortèges de tête de diverses manifestations dont ils se foutent du message.
On parle d’ultra-gauche, mais qu’est-ce donc ? Quel rapport avec le mouvement social ? Quel rapport avec la LFI ? l’ultra-gauche ce sont des mouvements sans forme, ce ne sont pas des associations mais des structures gazeuses, des petits groupes d’individus. Ça désigne une mouvance politique et militante située en dehors du champ électoral (ils vomissent ça), caractérisée par un rejet global des institutions démocratiques traditionnelles: les syndicats et les partis. Ça n’a rien à voir avec le NPA, LO ou même la LFI qui sont présents aux élections, ont des statuts légaux. Ces mouvements gazeux n’ont pas de leader, ni de structure légale. Les autorités leur imputent la planification de schémas insurrectionnels et des attaques ciblées contre les symboles de l’État (comme l’incendie de la mairie de Limoges). Résumé : cette ultra-gauche utilise le mouvement social pour se mettre à l’oeuvre. Elle s’en fout du message des manifestants. A ces violents de l’ultra-gauche se sont associés et ce n’est pas nouveaux des racailles de toutes origines ethniques qui se sont livrées à des pillages en ordre (et semble-t-ils organisés) de magasins de tout genre, mais pas du tout pour aider les pauvres mais se faire du fric avec le fruit de leur larcin qui est un vol… ou voler des iPhones qui sont bloqués et vont permettre de les localiser.
Les violences policières, il y a manifestement un problème quand la police à Paris balance des lacrymogènes sur un orchestre qui n’était pas la pour envoyer des projectiles sur la police, il était situé du côté de la place de la République où se trouvaient les blacks-blocs balançant divers trucs sur la police.
Il y a là un problème qui montre que la doctrine de la police en termes de manifestations doit être modifiée . Aucun tir de lacrymogène (et autres) ne devrait être autorisé contre des manifestants qui n’attaquent pas la Police. Comme ici cet orchestre qui se prend des lacrymogènes , en quoi était-il un danger pour la police ? Par contre tout manifestant qui casse doit payer, y compris les poubelles cramées. Et on doit comprendre une chose qui rend le travail de la police compliqué, quand ces violents (BB etc..) se mélangent aux manifestants.
Il y a un problème quand une touriste est blessée par une grenade de desencerclement (qui explose) . Ce genre d’arme ne doit pas être utilisé contre des manifestants non violents, elle est dangereuse même s’ils sont violents. De même les pratiques de prise en nasse de manifestants non-violents sont un moyen honteux de faire du chiffre.
Bref c’est le bordel. Et que retenir de tout ça ? et bien que le RN gagne des points : tous ces violents qu’ils soient racailles, opportuniste en mal de violence, back-blocs et révolutionnaires à acné sont les idiots utiles de ce qu’ils appellent « fascisme »: ces images de violence, de vol , d’attaque de commerçant sont un terreau qui va parler au cerveau reptilien de l’électeur en mal d’ordre ou qui a tout simplement peur que ça arrive chez lui. Pendant ce temps , la LFI annonce vouloir bordeliser une réunion avec le premier ministre … la stratégie du bordel c’est l’idée de Melenchon qui pense déjà à ce qu’il fera une fois battu au 2nd tour face à Marine Le Pen : un appel à l’insurrection.
