Il fallait bien que je donne moi aussi mon avis sur Jean-Luc Melenchon . J’ai lu des tas d’articles, de sondages . Et mon avis est fait, c’est un éternel looser qui se croit investi d’une mission quasi mystique (« à la fin ce sera eux ou nous ») . Jean-Luc Mélenchon est effectivement le politique le plus rejeté dans les sondages en 2026 (62 à 72 % d’opinions défavorables selon Odoxa, Ipsos-BVA et Cluster 17), mais il persiste à se présenter pour la présidentielle de 2027. Et dans ces sondages, c’est le personnage politique le plus détesté.
Il a un style agressif et clivant. Il a un ton polémique quasi permanent et se livre à des attaques personnelles ( exclusion d’anciens amis de la LFI, attaque contre le député PS Guedj lui aussi ancien ami) et a parfois un langage violent, surtout si la personne en face n’a pas son poids politique: cf le fameux « La république c’est moi! » vociféré à la face d’un policier impassible lors d’une perquisition de ses bureaux en 2018. Tout cela braque des gens, en mai 2026 un sondage IPSOS-BVA, montre que 64% des français et surtout 55% des française citent son agressivité comme son principal défaut. Plus récemment, il a fait usage de moquerie sur les noms à consonance juive (« Epstein », « Glucksmann ») cela a ravivé les accusations d’antisémitisme contre lui. On est en effet à minima en droit de se questionner du pourquoi de telles sorties, si ce n’est pour créer une nouvelle polémique ou alors pour plaire à certains électeurs ? Tout cela lui donne une image de candidat controversé. On se demande comment il peut rassembler au cela de son socle « militant » et électeurs convaincus, autour de 20% en 2022.
Il a des positions perçues comme extrêmes et peu crédibles. En économie, son programme est jugé irréaliste : nationalisation massives , sortie des traités européens, 100% d’augmentation du smic, retraite à 60 ans sans financement clair… Des économiste du conseil d’analyse économique et l’OFCE et d’autres estiment que son projet couterait 200 millards par an… avec quel financement ? On ne peut pas photocopier les milliards des milliardaires même s’ils sont honteux… et même si le candidat pense que tout cela est socialement utile.
L’application de son programme provoquerait une fuite des investisseurs et effrayeraient les marchés, ces gens sont sans doute parfois néfastes mais l’économie fonctionne ainsi : il faut faire avec.
Dans le domaine Géopolitique, on note un positionnement controversé qui fait débat à gauche. Il refuse de qualifier le Hamas d’organisation terroriste : son silence sur la question peut être de la complaisance, là encore pour plaire à un certain électorat. On a vu lors de la campagne des européennes, la LFI faire une campagne communautariste en mettant le proche-orient dans le débat avec une candidate vite polémique. Il a soutenu des régimes autoritaire, comme le Venezuela de Maduro et a vraiment beaucoup de mal à critiquer la Russie. Il s’oppose à l’Otan et à l’UE…. choses que font chaque jour les médias Russes. Et cela nous isolerai dans l’Europe. Dans le domaine de la laïcité , on notera qu’il a du mal a critiquer l’islamisme et la bigoterie musulmane : il a manifesté à l’appel du CCIF en 2019… mouvement dissous en 2020.
Il montre un leadership autoritaire et provoque des divisions à gauche : il a exclu d’anciens compagnons de lutte politique comme Autain, Garrido (ma députée) , Corbières. Des gens qui l’avaient aidé lors de la création de son parti de Gauche : ghostés comme on dit maintenant, dans des purges. Son mouvement LFI est structuré autour de lui, des hordes de militants rediffusent sur les réseaux sociaux sa parole parfois telle quelle sans réfléchir (ni convaincre?), c’est une meute. Aucun cadre insoumis n’émerge comme alternative à lui, Ruffin qui l’était plus ou moins est devenu un ennemi du mouvement.
https://www.youtube.com/watch?v=EMX01KfWEHE
« S’il y a 15 candidatures à gauche, Mélenchon sera le roi du cimetière » a déclaré Marine Tondelier.
Il refuse toute idée de primaire à gauche : la raison est simple, il est détesté par une grosse majorité des électeurs de gauche et du centre-gauche. Il est désormais bas dans les sondages : 70% des sondés le voient comme un obstacle pour la gauche. Il est l’objet d’un rejet massif dans l’opinion publique, plus encore que l’âne Bardella . Il a une image de fossoyeur de la gauche (cf la citation plus haut) et manque d’empathie vis à vis des autres candidats et méprise les médias traditionnels et accuse les sondages de mentir.
Mais il persiste , et pour cela il a des raisons qu’on doit lister.
- Son socle militant lui est fidèle, ça confine au mysticisme mais c’est comme ça: 83% des insoumis lui sont fidèles. Ca fait quand même du monde, qui sait militer.
- Il trouve facilement 150 000 parrainages citoyens même si ce n’est qu’une procédure LFI ça marche, cf le chiffre d’approbation ci-dessus.
- Aucun successeur n’a été nommé : il a exclu le meilleur d’entre eux , Ruffin.
- Il reste un très bon orateur, il arrive à captiver des foules de 100 000 personnes. C’est un esprit brillant et une personne cultivée et intelligente. Pas un imbécile média-trainée comme Bardella.
- Il mise sur l’effondrement du bloc central1 et du centre gauche estimés incapables de battre le RN. Il se présente comme l’ultime recours « eux ou nous » : Il pense que seul LFI peut battre le RN, car les électeurs de gauche préfèrent voter pour lui plutôt que de s’abstenir et sait que 70% des électeurs de Macron on voté front populaire en 2022 pour éviter le RN.
- Il a une conviction inébranlable et un égo : Il pense qu’il est le seul avec un projet de rupture. « La présidentielle n’est pas jouée d’avance. En 2022, on m’annonçait 20 points derrière le RN. On a fini à 1 point. Les sondages mentent.« .
Si Mélenchon sait qu’il ne peut pas gagner, pourquoi continue-t-il ? Par conviction, par ego… ou par peur que LFI ne survive pas sans lui ?
- tout cela sera à suivre dans cette campagne. ↩︎
