je vous ai déjà expliqué que je ne soutenais plus ce camp (LREM et ses nouveaux noms) depuis leur virage à droite: ils se sont alliés avec les LR qui dictent l’agenda politique. Le coté centriste de Renaissance a disparu . C’est tellement vrai qu’on voit Elisabeth Borne se retirer de la direction du parti et créer son propre mouvement/courant via une structure : « Je ne me retrouve pas complètement dans la ligne, qui n’est pas forcément débattue au sein de Renaissance ». Ça en dit long sur la nature des débats au sein du parti centriste qui penche de plus en plus à droite. Je sais bien que le pays n’est pas à gauche, en déplaise aux mélenchonistes dont l’idole est le personnage le plus détesté dans les sondages. Le pays n’est pas à gauche, mais cela ne doit pas interdire un espace central avec débats et sans se coucher à droite, ni reprendre des idées extrémistes. J’avais un peu de mal à trouver un sujet de billet de blog, un peu comme Nicolas.
le 7 avril, l’assemblée nationale a voté une proposition de loi contre la fraude , qui ne cible que les pauvres. Sur la fraude sociale (13 milliards) , la plus grosse partie ce sont des chefs d’entreprises en cause avec le travail dissimulé qui met des salariés dans des situations pénibles. l’exposé des motifs précise « les fraudes aux finances publiques constituent une atteinte directe au pacte républicain » mais ne s’attaque qu’à la fraude sociale, on attend l’action contre les niches fiscales et contre les systèmes d’optimisation fiscales honteux.
En fouillant un peu on trouve des chiffres , comme celui de la CNAM : En 2022, ceux-ci ont détecté 316 millions d’euros de versements indus, ce qui est à la fois beaucoup et peu si on rapporte ce montant aux 240 milliards d’euros de dépenses de santé annuelles que gère l’Assurance-maladie. Les professionnels de santé sont à l’origine de 68 % du préjudice subi par la CNAM, contre 21 % seulement pour les assurés. Là encore ce n’est pas l’usager qui fraude le plus, mais le professionnel. Et la CNAM n’a plus les moyens de vérifier plus les facturations des professionnels de santé et a démantelé ses structures de contrôle. On apprend que « L’assurance-maladie ne contrôle que de 1 à 4% des factures émises par les différentes professions. Aucun contrôle n’a été effectué depuis la crise sanitaire sur les factures des établissements de santé. Aucun.«
Par contre pour mettre la pression sur les usagers, ça l’Etat sait le faire. On apprend que depuis le 27 février, il est possible de procéder à la suspension conservatoire des allocations chômage en cas de suspicion de fraude. On suspend le paiement en cas de « suspicion », qui n’est pas la preuve, mais le fait d’un questionnement. En fait c’est déjà possible, j‘en ai été la victime en 2016. Là encore l’état cible les chômeurs qui pourront perdre leur allocation sur « suspicion » qui n’est pas « preuve ». Cela me met en colère, le monstre froid qu’est l’administration de pole emploi va s’en donner a coeur-joie.

Un autre sujet m’énerve1 : l’action du gouvernement sur les arrêts-maladie. On note une augmentation des arrêts chez les cadres et chez les moins de 30 ans. Moins de 30 ans où un arrêt de longue durée sur deux est désormais lié à des troubles psychologiques. La santé mentale des salariés s’aggrave, des pathologies diverses se développent à cause du travail et du stress. Je rappelle que nous sommes encore en année de « la santé mentale » et qu’aucun plan d’ampleur n’a été annoncé par les gouvernements récents. Les troubles psychologiques s’affirment comme étant la première cause d’absentéisme au travail: cela demande des actions et de l’intelligence que ce gouvernement ne manifeste pas.
Tout ça m’enerve.
- c’est relatif, je suis de bonne humeur. ↩︎