le gouvernement vient de m’exaspérer un peu plus vis à vis de ces gens, sur un sujet qui me concerne au premier plan : la santé mentale. Je suis reconnu adulte handicapé et vit avec l’AAH ce n’est pas le sujet mais je vis aussi l’état de la santé mentale en France. Je suis suivi dans un hôpital parisien dans un service de psychiatrie pour ma bipolarité. Il avait fallu que j’exagère la prise de risque vis à vis des autres (violence sur personne) pour cet hôpital accessible accepte de me suivre et qu’on teste à nouveau des traitements sur moi : je vous rassure le dernier traitement semble efficace. En effet sinon il n’était pas possible à ce moment là (y’a 4 ans) d’être pris en charge. En moyenne je vois le psy 4 fois dans l’année, mais j’ai son numéro de mobile et son mail en cas de souci grave , si jamais je petais les plombs

Revenons au gouvernement, celui-ci annonce que l’éducation nationale veut proposer des rendez-vous sous quarante-huit heures aux élèves « repérés » avec un problème psychiatrique. il sera orienté vers un suivi adéquat quand il apparaît en grande détresse psychique.

« Quand on repère des troubles psychiatriques plus tôt, on évite des hospitalisations »

a avancé, mardi, la ministre de la santé, avant un rendez-vous interministériel destiné à dresser le bilan de la « grande cause nationale ». La ministre à raison sur le point du diagnostic tôt. Dans le cas de ma pathologie, j’ai dans un groupe Facebook des dizaines de témoignages de ce qu’on appelle « errance médicamenteuse » : des années perdues en traitements et diagnostics erronés conduisant parfois à des hospitalisations pas utiles. Ca s’est produit dans mon cas : on m’a prescrit un traitement qui a aggravé mes phases maniaques (c’était parfois délicieux à vivre, mais je suis passé 7 fois devant un tribunal civil ou correctionnel, et une fois en garde à vue). Des cas comme ça j’en vois dans le groupe Facebook dont je parle.

la ministre parle de « coupe-fil » lors qu’elle est intervenue sur France Infos. C’est à dire passer devant les autres. Et sur ce sujet y’a une chose à savoir : les malades psy ont déjà des semaines, voir des mois d’attente pour être pris dans un hôpital , un CMP (centre médico psychologique) ou peinent à trouver un psy sur Doctolib qui accepte des nouveaux patients. Et certains se voient déjà opposer des refus de soin.

Chaque mois je suis sondé par l’assurance maladie via Handifaction , vu que je suis handicapé mental , sur mon suivis de soin : On me demande si on m’a refusé un soin, refusé la présence d’un proche, une absence de médecin traitant… et bien regardez l’état 2025 de ce questionnaire dont je ne connais pas le nombre de répondants.

On voit que 28% des répondants n’ont pas pu accéder aux soins dont ils avaient besoin. Ces répondants sont des malades psy , ou des personnes avec handicap physique, ou autre handicap qui ne se voit pas… mais se vit au quotidien.

Je comprend parfaitement le besoin de prendre en charge les adolescents et enfants à trouble psy. C’est leur épargner des problèmes plus tard, des risques sur leur santé, la vie de leur proches et camarades d’écoles. On sait que par exemple , 1/3 des bipolaires auront des problèmes avec la justice. Prévenir tout ça, dès le début des pathologies est une bonne idée: L’adage le dit, mieux vaut prévenir que guérir. Et ces jeunes détectés plus tôt auront une vie meilleure.

MAIS voilà les faits sont têtus, on découvre qu’on a perdu un tiers de pédopsychiatres et la moitié des médecins scolaires en dix ans, et l’hémorragie se poursuit. Il est donc difficile de détecter les jeunes en difficulté et de déterminer la nature du trouble. Chose que les enseignants et personnels des établissements ne peuvent pas et ne doivent pas faire. De même, un service célèbre, celui de Saint-Anne à Paris se met en grève : Un mouvement de grève dure depuis une semaine aux urgences psychiatriques de l’hôpital parisien Sainte-Anne, emblème du monde de la psychiatrie, le personnel dénonçant une surcharge démesurée de patients: il y’a en effet de plus en plus de patients psy. Il semble que la période COVID a révélé des pathologies : Santé Publique France, un service de l’état, le reconnait :  La crise a accentué de façon aiguë les problèmes de santé mentale mais en a aussi provoqué de nouveaux. Les confinements successifs, la peur d’attraper le virus, le ralentissement de l’économie, la réduction de la vie sociale, la précarisation ou perte d’emploi et bien d’autres facteurs déterminants ont plongé une grande partie des Français dans un état émotionnel et psychologique fragilisé.

Le secteur psy est en crise, le nombre de patients augmente on sort aussi d’une période où les traitements étaient en manque. On voit que ce dossier psy est délicat et que les annonces du gouvernement tombent à un moment où on se rend compte qu’il manque des personnels médicaux et que pour les gamins ça diminue depuis 10 ans, soit grosso modo l’arrivée de Macron au pouvoir. C’est cocasse.

By Rva

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